Fermer le menu

Vivre Son Deuil

Comprendre le cheminement du deuil pour mieux l’accepter

vivre son deuilLa perte d’un être cher, qu’elle soit soudaine ou attendue, est une épreuve difficile à vivre, à accepter et à surmonter. Chaque deuil est unique et peut être vécu différemment selon la personnalité et les traits de caractères propres à chacun. Il n’y a pas de chemin du deuil, car il y a autant de chemins que d’âmes qui le parcourent.

Pour certaines personnes, les larmes soulagent la souffrance, pour d’autres personnes ; plus introverties ou moins expressives c’est le renfermement sur soi qui succède à l’annonce d’un décès.

Le sentiment d’un mal-être au quotidien : Face à la mort d’un proche, vous pouvez vous sentir seul et complètement démuni. Vous pouvez éprouver une fatigue permanente, perdre l’appétit, avoir le sommeil perturbé, manquer d’énergie ou faire preuve d’agressivité envers votre entourage… Être en deuil, c’est être confronté à l’absence définitive de la personne aimée, c’est vivre avec une sensation douloureuse de manque.

Parler, s’entourer, pleurer, se remémorer avec ses proches les moments passés avec l’être aimé … est essentiels pour se reconstruire. Penser à soi en cherchant le réconfort auprès des siens ou en acceptant la disparition d’un proche ne signifie pas qu’elle est « oubliée ».

La perte d’un être cher est une expérience tragique et aucun mot ne peut exprimer ou apaiser ce déchirement. Le deuil ne se restreint pas qu’à la souffrance causée par la disparation de l’être aimé, mais impacte son entourage au plus profond : les valeurs, les habitudes, les repères …vivre sans elle, sans lui, sans eux.. Un quotidien qui peut paraître insurmontable.

Les émotions se réduisent alors aux angoisses, à la colère, voire la culpabilité ou encore une « paralysie de la pensée et de l'action » ( laisser aller, incapacité à se lever, repli chez soi…)

Ce stress chronique qui fragilise l’organisme peut engendrer des problèmes de santé, il est important d’écouter «son corps » et d’être vigilant aux signaux de détresse ( baisse de tension, fatigue chronique, vertiges…). Au fil des mois, des années, la souffrance s’apaise et l’acceptation de la disparition permet la reconstruction.

Quant aux conséquences d’un tel bouleversement, on observe souvent une transformation du rapport aux autres, des valeurs et des priorités face à la vie.

Traverser le deuil et réapprendre a vivre

« Tout le monde connaît un jour ou l’autre la douleur de la perte d’un proche. Un processus de deuil se met en place, qu’il faudra traverser pour réapprendre à vivre ». Dr Christophe Fauré

Le travail de deuil ne signifie pas « oublier la personne aimée » bien au contraire : il garantit le non-oubli de l’être : « Le deuil n’est pas un état, mais un processus » Dr Colin Parkes.

On observe quatre grandes étapes dans le travail de deuil, toutes ces phases sont plus ou moins longues selon le vécu et la personnalité de l’endeuillé(e) et son lien et l’attachement avec le défunt.

Suite à l’annonce d’un décès : il y a la colère, le choc, la sidération qui peut également être traduit par le déni de la nouvelle. Dans certains cas, le déni ou le choc peuvent entrainer une période de fuite et de repliement et la recherche de la cause de la disparition. Ce qui ralentit l’entrée dans la phase de l’acceptation.( Mort accidentelle d’un proche, attentat, perte d’un enfant…).

Dans un troisième temps, plus ou moins long en fonction du vécu de chacun, il y a l’étape de l’adaptation. Cette dernière phase qui précède celle de la reconstruction est une phase où il faut réapprendre à « vivre sans l’autre », changer ses habitudes, modifier ses repères…

La dernière phase, souvent vécue après une longue année est celle de l’acceptation. La vie se réécrit sans l’être disparu, elle est souvent propice à un deuil plus apaisé. Il ne faut en aucun cas culpabiliser, car honorant la vie c’est rendre le plus bel hommage à ceux partis trop tôt.